Débordé de travail ces jours-ci, et distrait du blogue par différentes obligations, je ne pourrai pas ajouter un nouvel article avant le 21 février. Je préfère vous présenter plus tard un article intéressant plutôt que de laisser rapidement sur le blogue un article de façade. Je vous invite, en attendant, à consulter aussi les articles plus anciens. Il y en a une cinquantaine. Merci de votre patience.
jeudi 4 février 2010
lundi 25 janvier 2010
Dictionnaire de l'Académie française. Huitième édition (1932-1935).
Dictionnaire de l'Académie française. Huitième édition (1932-1935).
Cher lecteur, je commence aujourd'hui à vous présenter un à un mes dictionnaires de l'Académie française.
J'en présenterai un par semaine, en remontant jusqu'à la première édition, celle de 1694, la plus rare, la plus recherchée.
Vous voyez sur la photo mon exemplaire de la huitième édition (1932-1935), la seule édition du Dictionnaire, bien complète, publiée par l'Académie au vingtième siècle. La neuvième édition a commencé à paraître dans le même siècle mais elle n'est pas encore terminée.
Cette huitième édition est en deux tomes, comme toutes les précédentes éditions du Dictionnaire de l'Académie française. J'ai placé les volumes entre deux exemplaires du "Petit Larousse", que tous connaissent, pour bien montrer la taille de cette édition du Dictionnaire de l'Académie. Les deux tomes de ce dictionnaire sont des in-quarto, mais d'un tel format, qu'ils sont aussi grands, sinon plus, que certains in-folio. Tout dépend de la surface originale de la feuille de papier qu'on pliera. Dans la correspondance qui a mené à l'achat de ce dictionnaire, par internet, en Allemagne, le libraire m'avait envoyé quelques photos "en nu" si je puis dire, et je ne me doutais pas que les deux tomes seraient aussi gros. J'attendais un dictionnaire plus petit. Les ventes sur internet nous réservent parfois d'heureuses surprises.
Vous aurez remarqué que les cuirs des reliures n'ont pas la même couleur. Le tome premier est brun tête-de-nègre tandis que le second est brun marron. Cette photo, prise un autre jour à la lumière rasante du soleil du petit matin, le montre bien :
Je m'inquétais de cette différence quand j'ai acheté les volumes. Finalement j'aime cette disparité qui nous rappelle que le premier tome est paru en 1932 et le second en 1935. J'ai vu un autre exemplaire dernièrement et la couleur des cuirs est dépareillée comme le mien.
Les plats supérieurs des volumes sont chacun frappés d'une adorable tête de Minerve dorée, déesse protectrice de l'Académie française. Voici deux photos: un gros plan et un plan large :
Voici maintenant la page de titre du tome premier ainsi que la première page de la lettre "A".
Souvent, avant d'acheter par internet, je demande une photo de ces deux pages parce qu'elles permettent de vérifier l'édition, par la page de titre, et l'usure aussi: ce sont souvent les premières pages qui ont le plus souffert dans les vieux livres. Le papier de ce dictionnaire est un peu décevant; je l'aimerais moins poreux, plus glacé finalement. Il me fait penser au papier du Grand Robert de 1965 qui laisse une impression de papier brouillon.
Cet exemplaire du Dictionnaire de l'Académie française est en excellent état extérieur et intérieur. En exceptant les pages accessoires, le tome premier (A-G) a 622 pages; le tome second (H-Z) en a 743.
Chaque dictionnaire a sa personnalité, et chaque dictionnaire de l'Académie a la sienne propre. Je n'ai acquis cette huitième édition que récemment et je ne l'ai pas assez consultée pour faire sentir son originalité par rapport aux précédentes éditions. Plutôt que de dire n'importe quoi je préfère m'abstenir. Je note cependant une belle lisibilité du texte et une netteté dans les définitions que j'ai lues.
C'est un dictionnaire qui charme par sa beauté simple et attique. Le contenu est sans doute excellent.
Cette huitième édition n'est pas rare mais on ne la voit pas souvent. J'ai d'ailleurs raté de peu un exemplaire que proposait un libraire français. Si vous trouvez un exemplaire de ce dictionnaire en bel état, achetez-le, sinon vous risquez de regretter de l'avoir laissé passer. Je n'en vois pas sur AbeBooks.com, sauf une réimpression de plus de 800 euros ! Cherchez l'original, ce sera moins cher que la copie.
Je ne puis m'empêcher de souligner que ce dictionnaire de l'Académie française est né en France, dans les difficiles années '30, alors que montaient en puissance dans l'Allemagne voisine ceux qui plongeraient l'Europe dans la guerre et l'horreur nazie.
mercredi 13 janvier 2010
Une collection exceptionnelle de dictionnaires et d'encyclopédies.
Cher lecteur, je vous invite de nouveau à visiter l'exceptionnelle collection de dictionnaires et d'encyclopédies d'autrefois du collectionneur belge Pierre De Witte. C'est peut-être, en main privée, la plus riche collection d'anciens dictionnaires ou encyclopédies du monde occidental. Voici le lien URL : http://www.dico-collection.com/
lundi 11 janvier 2010
Mots oubliés. MÂTINER, S'AMÂTINER. Accouplement indigne.
Ces verbes, "mâtiner" et "amâtiner", sans être rares, sont peu communs. On ne les entend jamais et il a fallu que je consulte plusieurs de mes anciens dictionnaires pour connaître les tenants et les aboutissants de chacun de de ces verbes qui descendent du mot "mâtin".
Un "mâtin", c'est d'abord "un gros chien servant ordinairement à garder une cour, à suivre les chevaux, etc." ( Dictionnaire Littré, 1883, tome troisième, page 474 ). C'est aussi, toujours selon Littré, un "Terme d'injure populaire. Mâtin, mâtine, celui, celle qu'on assimile à un mâtin, à un chien." On le dit aussi des chiens de race hybride. Ceci dit, nous pouvons passer au coeur de notre propos.
"Mâtiner", signifie d'abord un chien de race différente ou inférieure qui couvre une chienne. Par extension, "mâtiner" se dit d'une "femme qui s'est mariée à un homme indigne d'elle". Le mot veut dire aussi "maltraiter de paroles" ainsi que "broyer". Lisez la définition que donne le Littré .
Le verbe "amâtiner" est aussi dans le Littré; sa définition rejoint le premier sens de "mâtiner": " Faire couvrir une chienne par un mâtin" ( Dictionnaire Littré, tome premier, page 123 ). On trouve aussi "amâtiner" dans le "Grand Dictionnaire Universel" du XIXe siècle de Pierre Larousse qui dépanne souvent le chercheur de mots rares ou oubliés. On y apprend que "amâtiner" (et même "amastiner" ) veut dire aussi qu'une chienne est couverte par un mâtin, comme "mâtiner" finalement. Mais on lit aussi que "s'amâtiner", en parlant d'une femme, c'est se prostituer ou se livrer au premier venu. Notons en passant que dans les vieux dictionnaires on ne parle habituellement que de la prostitution chez les femmes, comme s'il n'y avait jamais de prostitution chez les hommes. Nous reviendrons à une autre occasion sur le sexisme, omniprésent dans les anciens dictionnaires. Voyez la définition du "Grand Dictionnaire Universel" ( cinquième mot à partir du haut ):
Vous aurez peut-être remarqué dans la photo ci-haut le mot "amatiner", sans accent circonflexe, qui signifie "Faire lever quelqu'un matin. Il est bon d'amatiner de bonne heure les enfants.(...)". On trouve aussi dans le "Nouveau Dictionnaire National" par Bescherelle Aîné (1887) le sens de lever matinal au mot "amatiner", s'il n'y a pas d'accent circonflexe, et celui d'accouplement avec un "mâtin" ou de prostitution si on met un accent circonflexe pour faire "amâtiner". Voici l'extrait du Bescherelle:
Résumons. Lorsqu'on parle des chiens, "mâtiner" signifie que la chienne est couverte par un mâle d'une race inférieure ou différente. Lorsqu'on se sert de ce mot, "mâtiner", pour parler d'un mariage, d'une union ou d'amours charnelles il se prend en mauvaise part. Une femme qui est mariée à un homme indigne d'elle est mâtinée, et si elle s'amâtine, elle se prostitue ou s'abandonne au premier venu. La littérature, grande ou petite, a souvent traité ce thème de la femme qui s'abandonne corps et âme à un homme qui n'est pas de son rang. Je pense ici aux amours torrides de Lady Chatterley et du garde-chasse Oliver Mellors. Les méchantes langues diront que la belle Constance "s'amâtinait" avec le garde-chasse. Elle l'aimait avec passion, tout simplement, dans cet abandon charnel qui défie les castes et les mots.
( Titre de l'oeuvre : "Vesper". Artiste : Denis Jacques )
Soyez donc prudent avec le mot "amatiner" : sans accent circonflexe pour se lever tôt, mais avec accent circonflexe pour veiller tard ! Message aussi aux jusqu'au-boutistes de la réforme de l'orthographe : un humble accent circonflexe fait basculer le sens d'un mot selon qu'on le met ou qu'on l'enlève.
Note complémentaire: par extension, "mâtiné" a aussi le sens de "qui est mêlé de" comme dans "il parle un français mâtiné d'espagnol" ( Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition, 1932-1935 ).
jeudi 31 décembre 2009
Bonne année 2010 !
Cher lecteur, fidèle ou de passage, je vous souhaite pour 2010 santé, amour et bonheur !
Pierre Bouillon
mardi 29 décembre 2009
Le prix des livres rares ou anciens.
À mon humble avis, les prix demandés par de nombreux libraires pour leurs livres rares ou anciens sont trop élevés. Libre à eux de fixer des prix trop élevés, libre aux amateurs de ne pas acheter.
Qu'est-ce que le prix juste ? Je partage l'avis de celui qui a dit que le prix juste, c'est le prix sur lequel s'entendent un vendeur qui n'est pas obligé de vendre et un acheteur qui n'est pas obligé d'acheter.
Le problème pour l'amateur de livres rares ou anciens, c'est que si le vendeur possède un exemplaire rare ou peu commun qu'il recherche, c'est le vendeur qui a l'avantage. Mais le vendeur a aussi un problème: plusieurs livres rares ou peu communs ne sont d'intérêt que pour un petit groupe d'amateurs ou d'institutions. Si les amateurs de Pierre Louys tournent le dos à une édition rare des " Chansons de Bilitis " parce que le prix est vraiment trop élevé, la vente ne se fera pas.
Je témoigne. Les lecteurs de ce blogue savent que je recherche la seconde édition du Dictionnaire de l'Académie française ( 1718 ) (*). Un libraire américain que je ne veux pas nommer pour ne pas l'accabler, cherche à obtenir près de six mille dollars pour son exemplaire, bien au-dessus de la juste valeur. Son exemplaire, qui n'est même pas en reliure originale, est à vendre depuis longtemps et je prédis qu'il sera encore à vendre pendant longtemps. Bien sûr il a toute liberté pour demander n'importe quel prix, même le plus farfelu. Chaque libraire ou vendeur peut choisir, pour mille raisons, de demander trop cher et... de ne pas vendre. Mon agacement c'est que ces prix soufflés deviennent l'aune d'autres libraires ou d'autres vendeurs. On entre alors dans une spirale irrationnelle qui fait tort au marché selon moi. Pour terminer sur l'exemple du 1718, j'ai acheté en vente publique il y a environ un an la meilleure édition du XVIIIe siècle du Dictionnaire de l'Académie, celle de 1762, pour le dixième du prix que demande le libraire américain pour son édition de 1718, une des moins importantes du siècle. J'ai sans doute été chanceux mais l'écart de prix est saisissant. Je pourrais multiplier à l'envi les exemples. J'en donne un dernier. Je possède deux exemplaires de la septième édition du Dictionnaire de l'Académie ( 1878 ), payés chacun au Québec, à vingt-cinq ans d'intervalle, soixante-quinze dollars, soit une cinquantaine d'euros. C'est un bon dictionnaire mais il n'est pas rare. Je vérifie aujourd'hui rapidement sur internet et je vois plusieurs exemplaires qui se vendent au-dessus de deux cents euros, et même plus de trois cents euros ( autour de cinq cents dollars ). Je crois qu'on exagère un peu. Je veux bien accepter cependant un prix fort pour un dico de 1878 en reliure d'exception ou portant la signature d'un personnage historique. Le prix juste du 1878 se situe en fait entre le bas prix que j'ai payé et le prix haut que je viens d'indiquer.
Si un libraire possède un exemplaire absolument rare ou unique d'une oeuvre importante, libre à lui de demander le gros prix. Et là encore, il y a un juste prix. Le Château Petrus vaut très cher, mais il a un juste prix que le marché a fixé et que le marchand de vin ne doit pas dépasser s'il veut vraiment vendre son Petrus. Une des difficultés pour déterminer le prix juste dans le domaine du livre rare ou ancien, c'est qu'il est difficile de trouver des transactions comparables. Quand on a sous la main les résultats de mille transactions pour un grand Pomerol on devine mieux le prix juste que fixe le marché. Mais quand on ne trouve aucune ancienne transaction parce que le livre à vendre est unique ou peu commun, comment jauger le juste prix ? Je cherche d'abord des livres comparables mais je me fie surtout à mon expérience, notamment dans le domaine des anciens dictionnaires de langue française, et finalement, à cette petite voix qu'on a en chacun de nous et qui nous dit : achète ! ou : laisse tomber !
J'ai parfois l'impression que des libraires forcent leurs prix pour faire de l'esbroufe ou pour faire croire à leur banquier que le fonds de commerce vaut plus cher que sa valeur réelle. Ce sont les prix de vente réalisés, et non espérés, qui montrent le mieux la valeur marchande d'un livre. Et c'est la multiplication des ventes réalisées qui établit encore mieux la juste valeur marchande d'un livre. On voit trop, sur internet, de ces livres à prix gonflés qui ne bougent jamais dans l'attente d'un improbable nabab.
Les libraires font un métier noble et exigeant, aux longues heures de travail doublées de la nécessité d'une bonne culture générale et de recherches souvent pointues. Au surplus, ils sont les gardiens d'un patrimoine culturel. Plusieurs mériteraient de gagner au moins aussi cher qu'un plombier ou un électricien. Mais je crois que des prix demandés, parfois exagérés, nuisent à l'avenir du commerce en décourageant les jeunes amateurs de beaux livres.
Pour ma part, lorsque je tombe sur un livre rare ou ancien que je veux acheter et que l'heure est venue de me décider, je me fixe un prix raisonnable, ou espéré, et je le double ensuite. C'est la prime que je suis prêt à consentir par respect pour le beau livre et la bonne librairie. Mais si le prix du vendeur est au-delà du double du prix que j'estime raisonnable, je n'achète pas.
Bref, il y a un prix pour vendre et un prix pour garder.
Vos commentaires sont bienvenus.
(*) : Note du 29 mars. J'ai finalement trouvé en Belgique un exemplaire de cette édition pour un prix juste qui a convenu au vendeur et à moi.
mardi 22 décembre 2009
Naissance du Christ. Un texte de 1554. "...Marie enfanta Jesuchrist,& l'agencea & meyt le mieult qu'elle peult, dans une cresche..."
| "À Paris, De l'imprimerie de Michel de Vascosan, demeurant rue S. Jacques, à l'enseigne de la Fontaine. MDLIIII. Avec privilège du Roy. |
À quelques jours de Noël, je veux vous montrer un texte ancien, sur la naissance du Christ, qui a été écrit, en français, en 1554, donc il y a quatre siècles et demi . Et ce texte, si vieux, est en fait une traduction d'une oeuvre qui remonte aux premiers siècles de l'ère chrétienne.
Cet extrait est tiré d'un livre que je vous ai déjà présenté, le 17 septembre : "Les Oeuvres de S.Justin philosophe et martyr, mises de grec en francois, par Jan de Maumont" ( Paris, 1554, de l'imprimerie de Michel de Vascosan ). Plus précisément, cet extrait du livre est tiré du "Dialogue et Colloque que S.Justin martyr et philosophe eut avec Tryphon homme Juif de nation et de secte". On traduit ici en français une oeuvre de Saint-Justin, né à Flavia Neapolis, en Palestine vers l'an 100 et mort à Rome vers 165 ( Source : La Grande Encyclopédie, tome vingt et unième, pages 353 et 354 ). "La Grande Encyclopédie" dit que "les oeuvres de Justin sont d'un intérêt très grand pour l'histoire du christianisme: c'est la première fois qu'un homme armé d'une culture hellénique suffisante, expose le christianisme tel qu'il le comprend; c'est même le premier exposé du christianisme, car toute la littérature chrétienne antérieure est édifiante ou épistolaire".
Pardonnez ce long préambule, mais je veux faire sentir que la traduction que vous verrez ici et le texte original viennent de loin, de très loin. Je donnerai une transcription plus bas. Cliquez sur la photo pour l'agrandir. Je vous propose de commencer à lire à la fin de la troisième ligne ("..., il partit avec elle") "Elle", c'est Marie.
Voici la transcription que je vous propose, en ne retouchant pas la syntaxe.
Je commence à la fin de la troisième ligne.
"(...) il partit avec elle de Nazareth où il habitait, & se rendit en Bethléem d'où il était, pour se faire écrire au rôle de sa tribu: car sa race descendait de la famille demeurante en ladite terre. Et de là, lui ensemble Marie se transportèrent en Égypte par le commandement de l'ange, pour y être avec l'enfant jusque à ce qu'il leur serait révélé par le même ange, faire retour en Judée. Or étant eux arrivés en Bethléem, par ce que Joseph ne trouva lieu au dit bourg pour loger, il fut contraint se retirer avec sa compagne en un petit buron ou cabane près ladite bourgade: auquel lieu étant tous deux arrivés, Marie enfanta Jesuchrist, et l'agença et mis du mieux qu'elle pût, dans une crèche ou auge à bétail, où les grands princes et sages d'Arabie, qui étaient venus lui faire hommage, le trouvèrent: ce que le prophète Ésaïe avait annoncé quand il montra & donna le symbole & signe de la spelonque ou caverne, comme j'ai discouru cy dessus. Et le répéterai, & narrerai derechef le fragment de l'écriture, pour l'amour ( dis-je ) de ceux qui sont aujourd'hui venus avec(que vous.)"
Voici le livre ouvert à la page originale (86), qui est à droite. Vous pouvez voir au long sur cette photo l'extrait que j'ai cité. Curieusement, dans ce livre de 1554, on ne numérote que les pages de droite, pas celles de gauche. Une sur deux donc. Ou, si vous voulez, il n'y a qu'un numéro par feuillet.
Ceux qui grossiront l'image pourront même lire, en bas à gauche, et plus loin, en haut à droite, que Joseph envisagea de laisser Marie, "...estimant qu'elle fut enceinte par l'ouvrage de quelque homme, et qu'il y eut fornication:..." Pour grossir l'image, ouvrez la dans un nouvel onglet avec votre souris, puis utilisez la loupe.
Merci de m'avoir suivi jusqu'ici. Je souhaite à tous mes lecteurs un Joyeux Noël.
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