mercredi 14 juillet 2010
Bonne fête à nos amis les Français !
À l'occasion de la fête nationale française, je souhaite une journée magnifique à nos amis les Français. Nous boirons aujourd'hui un bon vin de France à leur santé !
mardi 22 juin 2010
Sens oublié. HAZARD ou HASARD : péril, risque, danger.
Le mot "hasard" signifie de nos jours , comme le dit le Petit Larousse 2010, une "cause imprévisible et souvent personnifiée, attribuée à des événements fortuits ou inexplicables. S'en remettre au hasard. Au hasard : à l'aventure. 2 Événement imprévu. Le hasard d'une rencontre. (...) "
Anciennement, "hasard", qu'on orthographiait aussi "hazard", avait aussi cette signification mais le mot portait également le sens de péril, de risque, de danger. Voyez la définition qu'on trouve dans le Dictionnaire de Pierre Richelet, dans son édition de 1728: on donne d'abord au mot "hazard" le sens de péril avant même de lui donner le sens d'une chose fortuite. Je laisse la définition au complet, sachant que le Richelet n'est pas entre toutes les mains. (Cliquez sur les photos pour les grossir.)
Je complète en partageant avec vous, cher lecteur, un sens méconnu du mot "hazarder": une viande hazardée c'est une viande qu'on a fait vieillir pour la rendre plus tendre ou pour lui donner plus de fumet. J'ai trouvé cette signification dans l'édition de 1718 du Dictionnaire de l'Académie française. Pour le mot "eclanche", que vous verrez ici dans la définition, voyez ma note à la fin de cet article.
Pour bien souligner que le mot "hazard" portait anciennement le sens de péril, de risque ou de danger, je laisse ici un extrait tiré des Mémoires de Comines, dans cette édition de 1649 que j'ai déjà présentée sur ce blogue. Philippe de Comines écrit ( lignes 3 et 4 ) : " Parquoy on doit bien craindre de se mettre en hazard d'une bataille..." Vous verrez aussi, à la cinquième ligne, que Comines met au féminin le mot "doute" ( "..., faut mettre avant le coup toutes les doutes dont on se peut adviser." ). Anciennement de bons auteurs, dont Balzac, ont fait "doute" du genre féminin ( Source : Dictionnaire de Trévoux, édition de 1771 ).
Voyez donc, cher lecteur, à éviter les hazards de la vie, mais sachez accueillir toutes ces choses charmantes que le hasard placera sur votre chemin.
Note sur le mot "eclanche" qu'on a vu plus haut dans la définition d'une viande hazardée. On remarque que l'Académie écrit dans son exemple "eclanche", sans "s" muet après le premier "e". Mais on ne trouve pas le mot avec cette orthographe dans la suite des définitions du dictionnaire cité. L'Académie l'écrit plutôt "esclanche". C'est un signe que l'orthographe est changeante et que même l'Académie s'y laisse prendre. Il faut dire, cependant, que l'Académie a écrit dans une des préfaces de son Dictionnaire qu'en cas de disparité il faut privilégier l'orthographe du mot quand il est écrit en lettres majuscules. Voici la définition du mot "esclanche" dans le même dictionnaire ( Dict. de l'Académie, 1718 ) :
Bon. Mangeons du gigot, ce sera plus simple.
mardi 1 juin 2010
CRÉPUSCULE. Soir ou matin.
| Crépuscule du matin. Old Orchard. Photo Pierre Bouillon. |
| Crépuscule du soir. Berthier-sur-Mer. Photo Pierre Bouillon. |
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| Crépuscule du soir. Photo Claude Mathieu (*) |
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| Crépuscule du matin. Photo Claude Mathieu (*) |
Le crépuscule, c'est cette lumière indécise qu'on voit le soir après le coucher du soleil. Tous le savent. Mais c'est aussi, et plusieurs ne le savent pas, ou l'oublient, cette lumière indécise qu'on voit avant le lever du soleil.
On peut très bien dire "crépuscule du soir" ou "crépuscule du matin". Je prends Charles Baudelaire à témoin: on trouve dans "Les Fleurs du mal" un poème qui porte le titre "Le Crépuscule du soir" et un autre qui porte le titre "Le Crépuscule du matin". Voyons, d'abord, la définition que donne l'Académie française, au mot "crépuscule", dans la première édition de son Dictionnaire (1694):
On parle bien, dans cette définition, de deux crépuscules : le crépuscule du soir et le crépuscule du matin. Dans le premier paragraphe : l'Académie dit que le crépuscule, c'est "le temps où la lumière est encore faible" . J'y vois une allusion au début du jour, vu que la lumière est "encore" faible. D'autres y verront un début de nuit, alors que la lumière est encore faible, avant de s'éteindre. On fait suivre d'un exemple où on parle du crépuscule du soir : "Il n'estoit pas tout-à-fait nuit, il y avoit encore un peu de crépuscule." La définition de la seconde édition du Dictionnaire (1718), bien que plus courte, me semble plus claire. Un signe, d'ailleurs, que cette seconde édition n'est pas qu'une simple mise en ordre alphabétique de l'ordre par mots Primitifs adopté par celle de 1694 :
Les anciens dictionnaires qui parlent de crépuscule parlent non seulement des crépuscules du soir et du matin mais donnent parfois la priorité au crépuscule du matin. Voyez la définition du Dictionnaires des Arts et des Sciences (1694) publié par l'Académie . Ne lisez que le début, qui peut suffire :
Vous aurez noté, dans la photo ci-haut, qu'on écrit : "...il y a aussi un crépuscule du soir qu'on appelle Vespre."(...) C'est très juste. D'ailleurs j'ai la nette impression qu'avant 1694 on employait plutôt le mot "vêpre" que le mot "crépuscule". Je ne trouve pas le mot "crépuscule" dans l "Invantaire des Deus Langues Françoise et Latine" du Père Philibert Monet, publié en 1635, mais j'y trouve les mots "vespre", "vesprée", ''vepre", "veprée" déclinés dans de nombreux sens apparentés au déclin du jour ou au crépuscule. Au risque de vous lasser, cher lecteur, voici la liste complète donnée par Monet :
Vous aurez peut-être noté, au bas de la première photo de l'Invantaire , que selon Monet le mot "vêpre" a aussi le sens de l'occident, de l'ouest si on veut. Il écrit : "Le Canada est au vepre de la France. (...)"
Nous sommes ici en 1635. Le père Monet parle du Canada, et non pas de la Nouvelle-France.
Le mot "vêpre", au sens de "soir" ou de "fin du jour" est sans doute ancien parce que l'Académie elle-même le donne vieux en ce sens dans l'édition de 1694 de son Dictionnaire :
Je termine cet article, déjà un peu long, en vous amenant ailleurs avec la définition de "Vêpres Siciliennes" que donne le Dictionnaire de Pierre Richelet dans son édition de 1728. Je la donne parce que vous verrez en fin d'article que Richelet se permet, à l'occasion, de faire dans son Dictionnaire des commentaires qu'on ne pourrait pas imaginer dans les dictionnaires modernes : "...& la France s'en souviendra long-tems".
Dans un article que je publierai prochainement j'essaierai de montrer la différence entre l'aube et l'aurore.
Je le dis tout de suite, selon moi, l'aube précède l'aurore; l'aurore c'est quand les premiers rayons du soleil apparaissent.
(*) Deux des quatre photos qui coiffent cet article ont été prises par monsieur Claude Mathieu, résident de Cap-aux-Oies, non loin de Québec, dans le beau comté de Charlevoix. Monsieur Mathieu, maintenant retraité, a été caméraman pendant de nombreuses années à la Colline parlementaire de Québec pour les chaînes de télévision CFCF-CTV. Monsieur Mathieu détient le "copyright" pour ces deux photos. Je le remercie de m'avoir permis de les utiliser pour cet article.
jeudi 20 mai 2010
Dictionnaire de l'Académie française. Sixième édition ( 1835 ).
"...cette édition reste, avec celle de 1762 et celle de 1932, l'une des plus travaillées et l'une des meilleures."
Ferdinand Brunot, " Histoire de la langue française des origines à nos jours ", Paris, Armand Colin, 1948, tome XII .
Cher lecteur, après un long silence que m'ont imposé des travaux de rénovation à la maison (*), je vous présente aujourd'hui une autre édition du Dictionnaire de l'Académie française, celle de 1835, la sixième publiée par l'Académie. Des articles précédents, que vous trouverez dans des pages plus anciennes du blogue, ont présenté la septième édition ( 1878 ) et la huitième édition ( 1932-1935 ) (**) . Cette édition de 1835 est composée de deux volumes de format in-quarto. Nombre de pages, excluant les pages "accessoires" : 911 pour le tome premier, 961 pour le tome second. Il y a trois colonnes à la page pour les définitions.
Cette sixième édition, la première des deux seules publiées par l'Académie au XIXè siècle ( 1835, 1878 ), "...reste, avec celle de 1762 et celle de 1932, l'une des plus travaillées et l'une des meilleures." nous dit Ferdinant Brunot dans sa monumentale "Histoire de la langue française des origines à nos jours", Paris, 1948, Librairie Armand Colin, Tome XII, page 564. Il écrit aussi dans les pages qui précèdent que "les rédacteurs de l'édition de 1835 ont attaché, avec raison beaucoup d'importance à la définition des mots." et que le classement des exemples "est plus clair, plus net, et plus logique." Mais après de si beaux compliments, Brunot ajoute, sévèrement : "Aujourd'hui ce Dictionnaire de l'Académie nous paraît bâtard. Il n'est pas un dictionnaire historique, -- et il conserve des sens désuets et des vocables défunts;--il n'est pas un dictionnaire de l'usage, car il rejette, pour des raisons diverses, abat et embêter;--il n'est pas un dictionnaire du bon usage, car il admet des mots et des expressions qu'il qualifie de vulgaires, de populaires et de triviales." Dieu merci Brunot vient de dire que l'édition est " l'une des meilleures " , je n'ose pas imaginer ce qu'aurait été son jugement pour une mauvaise édition ! Il me fait penser à certains qui disent qu'une femme est belle et qui allongent ensuite une liste de défauts, réels ou imaginés. Au surplus on critique trop souvent les dictionnaires pour les mots qui n'y sont pas ou pour les mots qui y sont ; il faut arrêter de couper les cheveux en quatre et regarder plutôt l'ensemble de la chevelure.
Ce qui est remarquable dans cette édition du Dictionnaire de l'Académie, c'est la qualité de sa longue préface, écrite par Abel-François Villemain ( 1790-1870 ) , qui a été secrétaire perpétuel de l'Académie. Villemain est un personnage considérable de l'époque dans le domaine de la langue française; le Grand Dictionnaire Universel du XIXe siècle, de Pierre Larousse, lui consacre une demi-douzaine de colonnes. On lit en début d'article que Villemain a été "célèbre écrivain et professeur, ancien ministre de l'instruction publique" et qu'il était, tout jeune, un prodige dans le domaine des langues. Je n'entre pas dans les détails de sa longue et fructueuse carrière. La préface de Villemain, toujours saluée par les commentateurs du Dictionnaire que j'ai lus, couvre vingt-cinq pages. On y sent à chaque phrase que celui qui écrit a beaucoup lu et longuement réfléchi sur les origines et la grandeur de la langue française ainsi que sur les difficultés qu'on rencontre dans la préparation d'un dictionnaire. Je ne vous conseille pas de lire cette préface en conduisant votre voiture: c'est une lecture parfois exigeante qui n'a pas toujours la lumineuse clarté d'un Victor Hugo: on a parfois l'impression qu'il faut déjà connaître ce que nous explique Villemain. Cela dit, c'est une lecture obligée si on veut mieux saisir la grandeur de la langue française et les difficultés de rédaction d'un dictionnaire. Pour illustrer, je vous laisse ici un extrait où Villemain explique la difficulté de définir certains mots . Il dit : " Il y a beaucoup de mots qu'on ne saurait définir, parce qu'on ne peut les interpréter par une idée plus claire que celle qu'ils portent avec eux." J'ai déjà lu, ailleurs, qu'il est plus facile de définir le mot "télescope" que le mot "voir". Je retrouverai la source ( probablement une autre préface du Dictionnaire de l'Académie ). Pour grossir le texte, cliquez sur la photo; pour revenir, cliquez sur votre "retour de page" ( pas sur le X ) .
Cette sixième édition du Dictionnaire de l'Académie n'est pas rare; on ne la trouve pas sur les bancs de parc mais on peut se la procurer sur internet à prix raisonnable . Si on m'obligeait, pour le XIXe siècle, à choisir entre les deux éditions publiées par l'Académie ( 1835 et 1878 ), je choisirais celle de 1878 : elle est plus belle et on y trouve toutes les anciennes préfaces du Dictionnaire, dont celle de Villemain qui enrichit l'édition de 1835.
Je veux terminer cet article en laissant la parole à Villemain justement. Cette citation, pages IX et X de la Préface du Dictionnaire de 1835, je la destine à tous ceux qui malmènent la langue française en exagérant les emprunts, souvent à l'anglais, pour se donner de grands airs cosmopolites:
"Car une langue, c'est la forme apparente et visible de l'esprit d'un peuple; et lorsque trop d'idées étrangères à ce peuple entrent à la fois dans cette forme, elles la brisent et la décomposent; et, à la place d'une physionomie nationale et caractérisée, vous avez quelque chose d'indécis et de cosmopolite".
(*) : Divers travaux : rénovation de l'héliport, ajout d'un troisième garage pour la Bugatti Veyron...Les écuries et les fontaines attendront.
(**) : Édition de 1932-1935; voyez l"article du 25 janvier.
Édition de 1878: voyez l'article du 8 mars.
vendredi 30 avril 2010
DROMADAIRE. Deux bosses ! ( Dictionnaire de l'Académie française.1762 )
Dromadaire ( " La Grande Encyclopédie " )
Nous avons tous appris, quand nous étions écoliers, que les chameaux ont deux bosses et que les dromadaires n'en ont qu'une. Ce n'est pas si simple. Quand on consulte les anciens dictionnaires on lit que les chameaux ont au choix, une ou deux bosses, comme le dit ici la première édition du Dictionnaire de l'Académie française (1694) :
Chameau ( Dict. de l'Académie. 1694 )
Et selon certains vieux dictionnaires ce sont les dromadaires qui ont deux bosses tandis que les chameaux n'en ont qu'une seule ! Voyez la définition que donne du mot "dromadaire" la quatrième édition du Dictionnaire de l'Académie française (1762), souvent qualifiée de la meilleure des quatre éditions parues au XVIIIe siècle. On y lit, tenez-vous bien, que le dromadaire a deux bosses :
Dromadaire ( Dict. de l'Académie française. 1762 )
Voyons, dans la même édition, celle de 1762, la définition du mot "chameau". Une seule bosse pour le chameau :
Chameau ( Dict. de l'Académie française. 1762 )
Y a-t-il une erreur dans le Dictionnaire de l'Académie de 1762 ? En tout cas l'édition suivante, celle de 1798, est dans le droit fil de celle de 1762:
Dromadaire ( Dict. de l'Académie française. 1798 )
Quand au chameau, il n'a encore qu'une seule bosse dans cette édition:
Chameau ( Dict. de l'Académie française. 1798 )
Convenons cependant que la cinquième édition du Dictionnaire de l'Académie n'est pas la meilleure et qu'elle a été publiée à la fin de la tourmente révolutionnaire sur les débris de l'Académie. Tournons-nous donc, en reculant un peu, vers le Dictionnaire de Trévoux, dans sa meilleure et dernière édition, celle de 1771. Nous allons y trouver une explication intéressante. Voici ce qu'on lit, au mot "dromadaire" . Les dix premières lignes de la définition sont les seules qu'il faut vraiment lire. Je n'ai pas laissé la suite de la définition pour ne pas surcharger.
Dromadaire ( Dictionnaire de Trévoux. 1771 )
Cet article du Trévoux nous donne la clé. On y lit, encore, que le dromadaire est une " Espèce de chameau qui a deux bosses sur le dos, au lieu que le chameau ordinaire n'en a qu'une selon Solin..." mais on ajoute un peu plus loin que " M. Perrault appelle, au contraire, dromadaire, celui qui n'a qu'une bosse sur le dos, celui qui est le plus petit, & le meilleur pour la course..." Le Solin, c'est peut-être Caïus Julius Solinus, géographe latin du IIIe siècle à qui on doit " ...un ouvrage intitulé Polyhistor, qui traite de l'ethnographie et de l'histoire naturelle de divers pays..." ( Grand Dictionnaire Universel de Pierre Larousse, XIXe siècle ). Quant au "M. Perrault", c'est sans doute Claude Perrault ( 1613-1688 ), frère de Charles Perrault ( 1628-1703), qui nous donné les célèbres contes pour enfants qu'il publia en janvier 1697. Claude Perrault, membre de l'Académie des Sciences, "disséqua un grand nombre d'animaux dont l'anatomie était peu ou pas connue et consigna ses recherches dans les mémoires de l'Académie" , nous dit le Larousse du XIXe siècle, qui ajoute entre autres que "Claude Perrault dirigeait à l'Académie des sciences les travaux relatifs à l'histoire naturelle..." et qu'il "mourut des suites d'une piqûre anatomique qu'il se fit en disséquant un chameau mort d'une maladie contagieuse." Parmi les oeuvres de Claude Perrault on trouve des "Mémoires pour servir à l'histoire naturelle des animaux" ( Paris, 1676, in-folio ).
Je n'ai pas lu ces Mémoires de Claude Perrault mais il est clair, quand on lit le Trévoux, que monsieur Perrault, qui n'accorde qu'une seule bosse au dromadaire, fera autorité pour les dictionnaires qui suivront. Dans la sixième édition du Dictionnaire de l'Académie (1835) le dromadaire n'a plus qu'une seule bosse :
Dromadaire ( Dict. de l'Académie. 1835 )
Quant au chameau, dans le même dictionnaire, il a deux bosses:
Chameau ( Dict. de l'Académie. 1835 )
Et ces définitions ont été reprises : deux bosses au chameau, une bosse au dromadaire. Mais attention, on a dit anciennement, et on peut encore dire aujourd'hui ( Le CD-ROM du Petit Robert , version 2.1, 2001 ) que le chameau a deux bosses ou une seule: "Chameau. n.m. (...) Grand mammifère ongulé (camélidés) à une ou deux bosses dorsales, à pelage laineux. On distingue le chameau à deux bosses ou chameau d'Asie et le chameau à une bosse ou chameau d'Arabie. (...) Zool. Chameau à deux bosses ( opposé à dromadaire). (...) Le Petit Larousse 2010, lui, dit, image à l'appui, que le chameau est un "Mammifère ruminant d'Asie centrale, à deux bosses graisseuses sur le dos, (...)" Après cette belle clarté on ajoute cependant : "Cour.,abusif en zoologie. Dromadaire". Mais plus loin, au mot "dromadaire", image à l'appui, on écrit que le dromadaire est un "Mammifère proche du chameau, à une bosse, grand coureur...".
L'idée de cet article m'est venu de l'excellent "Le Blog du Bibliophile" ( http://bibliophilie.blogspot.com/ ) qui a présenté le 20 avril, sous la signature de Bernard, un article sur les trois frères Perrault. Oui ils étaient trois même si je n'en ai nommé que deux ! On trouve à la fin de cet article une gravure ancienne, sous-titrée "Chameau" et qui montre un chameau à ...une bosse. Si j'ai bien lu, la gravure est tirée des "Mémoires pour servir à l'histoire naturelle des animaux" de Claude Perrault. La voici, avec la permission du Blog du Bibliophile :
Bon. J'ai assez bossé sur ce sujet. Vos commentaires sont toujours bienvenus.
( Ajout du 1er mai ) : Voyez, dans l'onglet "Commentaires", le commentaire de Bernard. Il complète bien cet article.
mercredi 14 avril 2010
TITANIC. Autographes de trois survivantes. Morceau de charbon des salles des chaudières ("boiler rooms").
Image du Titanic signée par trois survivantes du naufrage
Chers lecteurs, je vous présente aujourd'hui une image du Titanic ( reproduction d'une aquarelle ) qui a été signée par trois survivantes du naufrage, mesdames Millvina Dean, Edith Eileen Haisman ( née Brown) et Eva Miriam Hart. L'aquarelle est une reproduction mais les signatures des survivantes, au bas, sont originales et ont été signées de la main même des trois rescapées.
Née le 2 février 1912 , Elizabeth Gladys Dean, qui signera plus tard Millvina Dean, était la plus jeune passagère du Titanic. Elle n'avait que deux mois et demi quand ses parents embarquent le 10 avril 1912, avec elle et son frère aîné, à bord du Titanic, au port de Southhampton. Le navire a frappé un iceberg le soir du 14 avril 1912. Le Titanic coulera dans la nuit du 15 avril; environ 1500 passagers mourront, environ 700 survivront. La jeune Dean a survécu au naufrage avec son frère et sa mère; ils étaient à bord de la chaloupe de sauvetage numéro 10. Millvina Dean, la plus jeune survivante du Titanic, sera aussi la dernière des survivants à mourir. Elle est morte le 31 mai 2009. On voit ici la petite Millvina avec sa maman, à bord du navire Adriatic, qui les ramène en Angleterre après le naufrage ( Source : Ebay, avec la permission du vendeur ) :
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| Millvina Dean dans les bras de sa mère. |
Edith Eileen Haisman, née Brown, a vu le jour au Cap ( Afrique du Sud ) le 27 octobre 1896. Elle est morte le 10 janvier 1997. Embarquée elle aussi à Southampton avec ses parents, elle avait quinze ans à l'époque du naufrage du Titanic. Elle sera secourue avec sa mère dans la chaloupe de sauvetage numéro 14. Son dernier souvenir de son père : elle le voit sur le pont, en "dinner jacket" , fumant le cigare, un brandy à la main, alors que la chaloupe de sauvetage 14 où elle se trouve est descendue vers la mer. Le pauvre homme est mort mais tout indique qu'il savait vivre. La mère d'Edith Eileen se remariera le 10 juin 1917 avec monsieur Frederick Thankful Haisman.
Eva Miriam Hart est née le 31 janvier 1905. Elle n'a que sept ans lorsque elle embarque avec ses parents, au port de Southampton, à bord du Titanic. Elle raconte que sa mère était inquiète de s'embarquer à bord de ce navire, réputé insubmersible; elle y voyait un défi lancé à Dieu. La nuit du naufrage, son père l'enveloppe dans une couverture et l'embarque à bord du bateau de sauvetage 14 en lui disant de "tenir la main de maman et d'être une bonne fille". Eva Miriam Hart ne reverra jamais son père. Elle mourra le 14 février 1996. Notons que le bateau 14 qui sauvera Eva Miriam Hart et sa mère a aussi à son bord Edith Eileen Haisman et sa mère. Curieusement je retrouve côte à côte les signatures d'Edith Haisman et d'Eva Hart sur le tableau qui coiffe cet article.
En terminant, voici un morceau de charbon du Titanic qui a été récupéré au fond de l'océan en 1994. Cette relique est touchante : on n'a pas eu le temps de la brûler dans les chaudières du navire. Ayons donc une pensée pour tous ceux qui ont péri dans cette terrible tragédie.
Sources pour cet article : Encyclopedia Titanica ainsi que Wikipedia.
lundi 29 mars 2010
VIDÉO. Émission "C'est ça la vie" à la télévision de Radio-Canada.
Note du 4 janvier 2012:
Cette vidéo ne semble plus disponible. Le lien URL que je donnais plus bas semble inopérant.
Chers lecteurs, je vous offre aujourd'hui de devenir téléspectateurs. L'émission de Radio-Canada "C'est ça la vie", animée par Philippe Schnobb, m'a accueilli sur son plateau le jeudi 25 mars. Je remercie monsieur Schnobb et son équipe de m'avoir invité à parler de ma passion pour les anciens dictionnaires de langue française. Cet extrait, que je présente ici sans prétention, aura au moins le mérite de prouver à ceux qui fréquentent le blogue que j'existe vraiment !
Pour voir l'entrevue cliquez sur le lien URL qui est en bas de ce texte ( la photo, en haut, n'active rien). Lorsque vous serez sur le site de l'émission, cliquez sur l'icône de démarrage. Veuillez m'indiquer si tout va bien ou s'il y a des problèmes de lecture de la vidéo.
http://www.radio-canada.ca/emissions/c_est_ca_la_vie/2009-2010/Entrevue.asp?idDoc=107159
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